Interview avec Haweya Mohamed, cofondatrice d'Afrobytes



Afrobytes est un hub dédié à l’innovation technologique africaine. Basé à Paris, ce hub permet la rencontre des innovateurs tech de l'Afrique avec le reste du monde. Interview avec Haweya Mohamed, cofondatrice d'Afrobytes.

Interview réalisé par Jules Hervé Yimeumi

Pouvez-vous nous présenter Afrobytes ?
Afrobytes est un pont entre la tech africaine et européenne. Ce pont se matérialise chaque année par une conférence internationale tech dédiée à l'innovation africaine. Une conférence qui a eu lieu les 8 et 9 juin dernier à Paris au Medef.

Quelle est votre cible ?
Tous ceux qui veulent accélérer leur stratégie en Afrique et rencontrer les meilleurs acteurs tech du continent. C'est à dire, les investisseurs à la recherche d'opportunité d'investissement, les grands groupes en recherche de relais de croissance, les start-up européennes qui veulent aborder les marchés africains et les start-up africaines à la recherche de visibilité, de financements et de partenaires solides.

Quel est votre parcours ?
J'ai démarré dans de grands groupes audiovisuels internationaux comme Endemol, Channel 4 et RTL et fut également chef de cabinet d'Alain Afflelou et secrétaire général de sa fondation. En 2014, j'ai créé ma première structure, une agence de communication spécialisée dans les relations publiques stratégiques, les relations presse et médias. Je pars ensuite au Maroc pour collaborer à la transformation structurelle et travailler sur la communication internationale de la SNI, holding royale du Maroc. Je suis aujourd'hui cofondatrice et Directrice Générale d'Afrobytes (www.afrobytes.com) dont la mission est d'être un pont entre la tech africaine et la tech européenne.

Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées en tant que femme tech-entrepreneur ?
Le manque de visibilité bien entendu, très peu de place leur est donnée même si j'observe de nombreux signaux encourageants et l'apparition de nombreux réseaux pour les encourager... Le financement et les montants levés sont également un sujet. Les femmes à la tête de start-up numériques restent minoritaires. En 2016 en France, sur les 600 start-up ayant levé des fonds, seules 70 étaient dirigées par des femmes (soit 13%, mais 84% de plus qu'en 2015). La notion de risques pour un entrepreneur est dans notre société encore trop souvent réservée aux hommes. Quant au montant du ticket moyen de ces levées de fonds : 1.8 millions d'euros pour les femmes contre 3.5 millions d'euros pour les hommes – soit le double...

Quelle est la phrase qui vous motive le plus ?
“You must be the change you want to see in the world.” De Mahatma Gandhi

Quels conseils pouvez-vous donner à une femme qui veut entreprendre dans la tech ?
De ne pas hésiter à rencontrer des femmes qui réussissent dans ce domaine, ne pas hésiter à les soutenir…Ne pas hésiter non plus à se lancer, tout est tech aujourd'hui et il n'y a pas plus passionnant que de résoudre des problèmes existants. Je dois ajouter également que je prends plaisir à rencontrer des gens brillants, passionnants et optimistes !!!!

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