Le fondateur et PDG d’Uber était accusé d’avoir laissé s’installer une culture d’entreprise sexiste et discriminatoire.

À l'intérieur même de l'entreprise, cette démission était attendue, et souhaitée. Dans un exercice d'autocritique à l'américaine, Travis Kalanick avait reconnu il y a quelques semaines ses manquements, et expliqué qu'il souhaitait être secondé dans son travail. « J’ai besoin de travailler sur moi-même pour devenir le leader dont cette société a besoin », justifiait-il alors dans un message adressé à l’ensemble des salariés.

Ce départ lance la course à la succession. Aucun candidat ne semble se dégager, car M. Kalanick avait toujours refusé de déléguer une partie de ses responsabilités. Aucun directeur général par intérim n’avait ainsi été nommé pour compenser son absence.